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Atelier Stratégique des Acteurs Politiques et des Forces de Défense et de Sécurité.

La Commission Vérité et Réconciliation du Burundi, organise, du 13-15 février 2018, un atelier stratégique des acteurs politiques et des Forces de Défense et de Sécurité sous le thème « Des Mémoires blessées à un rêve commun : Quelle synergie entre les acteurs politiques et les forces de défense et de sécurité dans le renforcement de la capacité de résilience de la population ».
L’atelier a été officiellement lancé par Monseigneur Jean Louis NAHIMANA, Président de la Commission Vérité et Réconciliation. Il a d’emblée souhaité, aux participants, la bienvenue tout en indiquant que cet atelier est une occasion de réfléchir ensemble, une fois de plus, sur l’importance de la gestion des mémoires et que ce dernier est un thème cher à la Commission Vérité et Réconciliation. C’est un thème sur lequel les participants ont déjà planché à plusieurs reprises l’année dernière.
Cet atelier est organisé encore en ce début d’année, mais cette fois-ci de manière particulière, puisque la CVR souhaite une synergie d’actions entre les acteurs politiques et les corps de défense et de sécurité.
Monseigneur Jean Louis NAHIMANA, a souhaité la bienvenue aux participants représentants le Centre pour le Dialogue Humanitaire, venus de Genève en Suisse pour épauler et aider à faire un pas de plus dans la réflexion actuelle : « des mémoires blessées à un rêve commun », comme nous le suggère le thème de cet atelier de deux jours et demi.
Monseigneur Jean Louis NAHIMANA, a indiqué qu’au cours de l’année dernière, la Commission Vérité et Réconciliation a organisé plusieurs ateliers à l’endroit de différents acteurs burundais. La CVR a pu organisé la rencontre les responsables des médias, les leaders des partis politiques, les acteurs politiques, les responsables de l’Armée, de la Police et du Service National de Renseignements, les leaders religieux, etc… et chaque fois, il y eu des échanges avec eux de la question du risque d’instrumentalisation des mémoires, afin de prévenir de nouvelles atrocités au Burundi.
Mais d’ores et déjà, le Président de la CVR a signalé que l’une des recommandations qui revenaient de manière lancinante lors de ces débats, est qu’il faut poursuivre l’organisation des espaces neutres de dialogue, à tous les niveaux, pour renforcer la capacité de résilience de la population burundaise en vue de la réconciliation nationale.
Or, renforcer la capacité de résilience de la population implique d’améliorer sa capacité à surmonter les crises devenues cycliques depuis l’indépendance acquise le 1er juillet 1962. Cela passe par une approche multisectorielle et l’alliance d’actions de court, moyen et long termes.
En revenant sur certains éléments majeurs des ateliers de 2017, la CVR relance le débat sur le besoin de poursuivre les échanges en matière d’engagements des uns et des autres à passer des mémoires blessées vers un avenir partagé en commun. Certes, les partis politiques ont joué un rôle majeur dans les crises antérieures et ont contribué à forger des identités sectaires qui ont conduit à la répétition des drames. Certes, des membres des corps de défense et de sécurité ont eu leur part de responsabilités dans la genèse, le développement et l’accentuation des crises qui ont endeuillé le Burundi. Lors de ces ateliers, il y a également à plusieurs reprises que la mauvaise gestion des crises du passé a été à l’origine de la continuation des cycles de violence sous la forme de vengeance.
L’atelier vise alors à créer un espace de dialogue, un moment où les hommes politiques et les officiers des forces de défense et de sécurité, vous pouvez échanger, dans un dialogue franc, sur le respect des rôles que la Constitution accorde aux uns et aux autres, à chaque catégorie, à chaque partenaire sociopolitique, étant compris que les uns et les autres, ont la place de choix dans une société burundaise qui souhaite sortir définitivement du cycle des violences.

La CVR veut que les participants échangent sur la construction commune de l’avenir du pays, un avenir partagé par toutes les composantes de la population et que ces deux jours et demi soient des moments de communion d’efforts à faire, pour aider le peuple burundais à faire face aux chocs, avec la détermination de l’amener à se réconcilier définitivement.
Signalons que l’atelier a été entièrement financé par le Centre pour le Dialogue Humanitaire, CDH.

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